OK Choral, la formation française, lance un EP en exclusivité au Québec.

Le son Ok Choral s’inscrit dans la froideur et dans le rythme maîtrisé. Froid dans le charmant détachement du débit, rythmé dans l’impulsion. C’est ce que révèle d’emblée Le contour des ombres, le mini-album qu’offre ici le groupe, en grande première nord-américaine.

Écouter « Le contour des ombres »

Originaire de Reims et tombé dans la mire de L’Ours (Label & Tournées) au même endroit, le trio mené par Grégory Blanchon et complété par Arnaud Lesniczek et Eddy Lambin amorce aujourd’hui un chapitre tout neuf de son aventure musicale, s’adjoignant les services de François Pavan, un pionnier de la scène électro clash de la Marne, pour coréaliser et donner vie à sa proposition renouvelée.  Défilent ainsi les plages aussi naturellement que s’invite la danse sur la piste. De l’accrocheuse Aucun sens jusqu’à Dans le noir avec son énergie mi-dangereuse, mi-tragique, en passant par la séduisante CollisionOk Choral distille, en cinq titres initiateurs, un mélange de pop en français, d’euro-électro, le tout surplombé d’une énergie héritée du rock.

C’est comme un rêve humide et glacé,
Une pluie de grêle au milieu de l’été
Un dernier verre avant de s’écrouler
Le goût amer d’un crochet bien placé

Défendues par la voix impassible de Blanchon, les chansons composant Le contour des ombres traitent essentiellement de rencontres et d’histoires qui se font et qui se défont. On imagine sans mal l’abandon des ombres dans l’obscurité magique d’un club souterrain, l’obsession de l’instant présent. On visualise les corps qui se frôlent et s’entrechoquent dans un ballet juste assez chargé d’électricité. La poussée d’adrénaline avant le grand démantèlement… jusqu’au prochain départ.

C’est comme un crash consciemment provoqué
Un dernier flash avant de succomber

Ok Choral, c’est en somme le beat efficace, les sons synthétiques et quelques guitares pour inspirer le désir d’une nuit longue, très longue, et d’un lendemain qui ne vient pas.

Visionner le clip « Pourvu que la nuit soit longue »